Gilbert Bigio, Reynol Deeb et Sherif Abdallah sanctionnés par le Canada

Gilbert Bigio, Reynol Deeb et Sherif Abdallah sanctionnés par le Canada

Crédit : Trip Foumi Enfo

Dans un communiqué publié, ce lundi 5 décembre, le gouvernement canadien annonce avoir imposé des sanctions contre contre des membres de l’élite économique haïtienne. Ces dernières visent Gilbert Bigio, Reynol Deeb et Sherif Abdallah qui ne peuvent plus effectuer des transactions liées au système bancaire canadien.

Après plusieurs acteurs influents sur la scène politique ainsi que le chef de gang Jimmy Chérizier, c’est maintenant au tour des membres de l’élite économique haïtienne d’être frappés de plein fouet par les sanctions imposées par l’administration canadienne.

En effet, dans un communiqué rendu public, ce lundi, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly, a annoncé que des sanctions supplémentaires ont été imposées à trois (3) membres de l’élite économique en Haïti. Il s’agit de Gilbert Bigio, Reynol Deeb et Sherif Abdallah.

D’après la Ministre, son pays détient des preuves qui montrent que ces derniers sont liés à des activités criminelles dans le pays.

 » Le Canada a des raisons de croire que ces personnes utilisent leur statut de membres très en vue de l’élite économique en Haïti pour protéger et permettre les activités illégales de gangs criminels armés, notamment par le blanchiment d’argent et d’autres actes de corruption. » a indiqué Mélanie Joly.

 » Par conséquent, le gouvernement canadien leur imposent une interdiction de transactions, ce qui aura pour effet de geler tout avoir qu’ils peuvent détenir au Canada.  » a-t-elle précisé.

Depuis que le Canada ait pris la décision d’imposer des sanctions contre tous ceux en Haïti qui soutiennent les membres de gang et qui sont liés à des activités criminelles, plusieurs personnalités politiques y ont été touchées notamment l’ex-Senateur Youri Latortue, l’actuelle président du Sénat Joseph Lambert, le Senateur Rony Celestin et d’autres anciens parlementaires. L’ex-président Michel Martelly ainsi que l’ancien Premier ministre Henry Céant ont été aussi visés par ces sanctions. Maintenant, c’est le secteur des Affaires qui en est frappé.

Par ces sanctions, le gouvernement canadien visent à faire pression sur les personnes responsables de la violence et de l’instabilité actuelles en Haïti.

 » Ces personnes doivent cesser de fournir des fonds et des armes aux bandes criminelles en Haïti. Nous encourageons toutes les parties prenantes à soutenir de réels progrès vers un accord politique qui mènera à un dialogue inclusif et constructif, et à la fin de la crise actuelle. C’est la seule façon d’aider à créer l’environnement nécessaire pour un retour à la stabilité, à l’ordre public et à la démocratie en Haïti.  » a expliqué Mélanie Joly.

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