Haïti-Insécurité|-. Croix-des-Bouquets, un autre « foyer de terreur » du département de l’Ouest

Haïti-Insécurité|-. Croix-des-Bouquets, un autre « foyer de terreur » du département de l’Ouest

Si depuis quelques temps, Martissant demeure la zone rouge de l’entrée Sud de la Capitale, la commune de Croix-des-Bouquets viendrait elle aussi s’ajouter à la liste des zones interdites du pays plus particulièrement du département de l’Ouest. Au niveau de cette zone, des cas de kidanpping sont signalés presque tous les jours. Les groupes armés n’observent aucune trève malgré la situation dans laquelle se trouve le pays, notamment le grand Sud, suite au passage du séisme du 14 août 2021.

Croix-des-Bouquets, la commune la plus grande du departement de l’Ouest, est complètement prise d’otage par des gangs armés qui se disséminent aux quatre coins de cette partie de la plaine du Cul-de-Sac. Viols, vols, kidnapping, telles sont leurs principales spécialités.  » 400 mawozo »,  le plus puissant, a presque la totalité de cette zone sous leur contrôle.

Santo, Rémy, Lillavois demeurent ces jours-ci des zones où la violence, le kidnapping deviennent monaie courante. Profitant de l’impuissance de l’institution policière, les gangs opèrent en toute quiétude le jour comme la nuit. 

Certains actes de ces hommes armés restent dans le couloir du silence car certaines personnent ont peur d’être tuées si elles parlent par voie de presse. Des femmes sont souvent victimes de viols au cours de la nuit. D’autres ont quitté la zone par crainte d’être aussi la proie de ses malfrats.

Comme au centre-ville de Port-au-Prince, les écoles ne sont pas épargnées par cette triste situation à Croix-des-Bouquets. Pour fonctionner, les institutions éducatives doivent payer les bandits. Dans le cas contraire, les élèves/étudiants ne seront pas protégés. Certains parents sont obligés d’envoyer leurs enfants ailleurs pour leur assurer un minimum de sécurité.  » J’ai deux enfants, je suis obligé de les envoyer à Delmas 30, allouant une chambre pour eux à hauteur de 50 000 gourdes car j’habite dans un foyer de gangs à Croix-des-Bouquets » déclare un enseignant et parent d’élèves.

Les hommes armés de cette commune maltraitée n’ont pas peur d’exhiber leurs armes pendant qu’ils défient les autorités policières quoiqu’elles se félicitent toujours de leur résultat.

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