Assassinat de Jovenel Moïse, insécurité, séisme, cyclone, le lot de  malheurs d’Haïti

Assassinat de Jovenel Moïse, insécurité, séisme, cyclone, le lot de malheurs d’Haïti

Déjà au bord du gouffre, Haïti encaisse ces derniers temps un ensemble de problèmes qui la jette directement au fond de cette cavité profonde et abrupte. Le pays semble le lieu où la prophétie commencera à accomplir ou est-ce que Dieu l’a oublié? Toujours sous le poids de crises politiques, de l’insécurité, la mort du Président Jovenel Moïse et le séisme du 14 août 2021 sont les dernières gouttes qui eteignent l’espoir d’une population assoiffée d’un mieux être.

Ravagé par le séisme dévastateur du 12 janvier 2010  » La Perle des Antilles » peine encore à trouver le chemin du développement tant souhaité par plus d’un. En 2016, le puissant ouragan Matthiew a laissé une empreinte devastatrice dans le grand Sud où d’importants dégâts matériels, pertes en vie humaine ont été enregistrés. Plus de 260 sections communales ont été fortement touchées.

A ces problèmes s’ajoutent l’insécurité grandissante qui s’établit sur tout le pays où les bandits font la loi, tuent à volonté. Plusieurs centaines de cas de kidnapping ont été déplorés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et les zones avoisinantes. Aujourd’hui, nous nous fixons tous sur Martissant, les rivalités entre gangs armés depuis plus de plusieurs mois rendent déserte cette zone de la section Sud de la Capitale, à quelques mètres du Palais National. Plusieurs personnes ont perdu leur vie en essayant de traverser ce tronçon.

Se suivent la mort du Président de la République, Jovenel Moïse, assassiné en sa résidence privée à Pèlerin 5 par des mercenaires. La population haïtienne a été attristée par la mort tragique du prétendant sauveur d’Haïti. Plusieurs personnes ont été arrêtées par la police dont des militaires colombiens retraités et des haïtiens, d’autres sont activement recherchés. Il faut souligner que le dossier de l’assassinat a été transféré au Cabinet d’Instruction pour les suites nécessaires. Le juge qui a été désigné se retire, il n’a pas reçu assez de matériels pour conduire l’enquête.

Ça ne reste pas là! le samedi 14 août 2021, aux environs de 8h30 du matin, la terre a une nouvelle fois tremblé en Haïti. Presque tout le territoire a ressenti cette secouse de ce tremblement de magnitude 7.2 sous l’echelle de Richter dont l’épicentre a été localisé dans le Sud. Encore une fois, les départements dévastés par Matthiew en 2016 sont touchés de plein fouet, des maisons, des églises, des écoles ont eté détruites, plusieurs personnes sont tuées dont l’ancien sénateur Gabriel Fortuné.

Tout suite après ce séisme, vient une dépression tropicale baptisée « Grace » qui oblige les habitants à dormir sous la pluie. L’Etat central, faute de moyens, peine à venir en aide à tous les sinistrés du tremblement. Des organisations étrangères profitent de la faiblesse de cet Etat, affluent sur les trois départements les plus touchés sans une planification pour couvrir la totalité des personnes victimes.

Chacun interprète les malheurs qui arrivent à Haïti à leur propre manière. « Ayisyen fè twòp mal, se Bondye k ap kale yo » ,  » Lanati fache kont nou » ce sont des phrases que l’on peut entendre de la bouche de certaines personnes qui commentent. D’autres attribuent les malheurs d’Haïti à l’irresponsabilité et la mauvaise gouvernance de l’Etat, « Corruption, impunité » ce sont les maîtres mots qu’ils l’attribuent.

Entre-temps, une autre question se pose. A quand l’autre Haïti?

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